25 mai 2009
le jardin de l'arrière
Après vous avoir montré mon fouillis coloré de l'avant de la maison avec des plantes plutôt de plein soleil et même adaptées à la sécheresses, voici l'arrière, plus vert, plus ombragé, plus zen.
Au fond, c'est l'imposante touffe de pivoines herbacées qui fleurit en ce moment, c'est la seule photo que j'ai pensé à prendre avant les violents orages de fin de semaine, nous avons même eu des grêlons de 1-2 cm de diamètre. Autant vous dire que maintenant elle n'a plus fière allure:
Heureusement, j'avais coupé quelques tiges pour en faire des bouquets:
ce petit massif au pied de l'if taillé en cône a été réorganisé ce printemps pour accueillir un rosier au milieu (roses anciennes Jacques Cartier), j'ai ramené les Hellébores vers l'avant pour profiter de leur floraison de ma fenêtre en hiver:
ce massif contient aussi des alchémilles (Alchemilla mollis), des heuchères pourpres (Heuchera purpurea), des euphorbes pourpres (Euphorbia amygdaloide 'pupurea') fleurissant actuellement verts chartreux, un petit buis taillé, des géraniums vivaces (Geranium endressi et Geranium pratens 'Galactic') et une hémérocalle (hemerocallis 'Summer Wine') à fleurs d'un beau pourpre violacé, un cimifuge qui peine à s'installer (n'a jamais fleuri). Cette année, j'y ai introduit des knauties (Knautia macedonica) issues de semis spontanés et ce que j'ai identifié comme des molènes venues aussi là par hasard (nous verrons si j'ai raison plus tard). Il y a aussi des ancolies (Aquilea coerulea):
Un autre coin, plus difficile, sous le vieux noisetier aux troncs énormes, c'est ombragé, c'est sec en été et il y a la concurrence des racines de l'arbre, un endroit plutôt inhospitalier ? J'y ai introduit une heuchère 'pluie de feu', dont vous voyez la fleur rouge, un Geranium endresii qui s'étale et fleurit rose pâle, le tout sur fond de myosotis qui se ressèment tout seuls:
le géranium endressii:
Près du sureau, c'est une ancolie un peu spéciale 'Nora Barlow' qui s'épanouit:
A suivre...
13 mai 2009
Explosion de fleurs
Le massif de plein soleil à l'avant de la maison explose de couleurs en ce moment avec les floraisons simultanées des iris, pavots d'Orient, valériane des jardins et knauties. L'Eremurus que je vous ai montré hier est un peu noyé dans ce foisonnement.
Cela fait trois ans que j'ai complètement refais ce massif, en attendant que les arbustes encore tous petits ne prennent de l'ampleur, j'avais commencé à introduire des vivaces qui commencent à bien occuper l'espace cette année (souvenez-vous l'année dernière, j'avais eu recours à des annuelles pour combler les vides). J'ai pris le parti de faire quelque chose d'assez coloré et d'esprit campagnard (vous savez comme ces photos de cottages anglais que l'on voit dans les magazines). Comme je suis en pleine ville, c'est plutôt surprenant et les passants s'arrêtent pour regarder.
Vous pouvez vous rendre ici et ici et ici et ici pour revoir ce massif durant le printemps et l'été dernier.
Voici la vue que j'ai de ce massif en sortant de chez moi:
La vue latérale:
La vue qu'en ont les passants, on dirait que les iris tentent une évasion:
j'oubliais de vous en parler, j'ai des oeillets de poète, semés il y a deux an et repiqués là l'année dernière qui sont enfin beaux, avec à l'arrière un petit noisetier tortueux et une hémérocalle fauve encore en boutons, elle prendra le relais après les iris:
Quelques gros plans, un pavot d'Orient, j'en ai de plusieurs teintes dans un dégradé du rose à l'orangé:
une fleur de knautie, difficile à photographier car elles se balancent au bout de longues tiges, je l'ai laissé se ressemer spontanément, les plantules identifiées l'année dernière ont été déplacées pour certaines, d'autres mises en pot pour les donner, bref un bon investissement que ce godet à 2 euros acheté il y a deux ans:
un iris bicolore bleu et blanc qui me vient de mon Papa:
un autre iris plutôt violet-pourpreviolet-pourpre, également obtenu par division de rhizomes du jardin de ma Papa:
un iris de plus petite taille (environ 50 cm de haut), coloris citron-fraisecitron-fraise qui était présent dans le jardin à l'origine, mais ne fleurissait pas, je pense que le rhizome était trop enterré, je l'ai donc arraché et replanté dans ce bel emplacement bien ensoleillé et en laissant le rhizome juste affleurer de terre et le voici magnifique cette année
J'ai oublié de vous citer un népéta qui est en fleurs également, le genre de plante idéale pour cette exposition brûlante en été:
Voilà, que pensez-vous de mon massif tout fou ? Ce ne sera pas du goût de tout le monde je suppose, mais moi ça me plaît. J'ai dans l'idée une petite modification pour l'année prochaine, je pense arracher tous les grands iris le long du mur en juillet et ne replanter là que les pourpres-violetpourpres-violet et déplacer les blancs et les bicolores bleu-blanc ailleurs. Mon problème est qu'une fois les hampes défleuries, je ne pourrai plus identifier la couleur de chaque rhizome, une suggestion pour m'aider ? Je pourrais peut-être marquer les tiges avec du scotch d'électricien de différentes couleurs ?
Bientôt je vous montre le jardin de l'arrière de la maison, beaucoup plus sage et à dominante verte, à suivre...
11 mai 2009
Eremurus, fin du suspens
Le voilà enfin fleuri, je vous en avais parlé la dernière fois. Il a été planté à l'automne et je ne sais pas de quelle variété il s'agit.
Finalement la fleur est rose pâle et il n'est pas aussi haut que je ne le pensais (environ 80 cm), les feuilles sont différentes de ceux que j'ai vu jusqu'à présent (à fleur orange ou jaune), elles sont plus larges. Si vous savez quel est son petit nom, ce serait gentil de me laisser un commentaire.
Si c'est effectivement sa taille définitive, il faudra que j'envisage de la déplacer à l'automne car il passe un peu inaperçu à l'arrière de ce massif. Miss Canthus, nous disait à quel point elle avait du mal à les faire fleurir. L'année dernière, je vous montrais une scène vue dans le jardin de mes parents avec la version orange, c'était là (si vous retournez regardez la photo, vous verrez que les feuilles sont plus étroites et plus nombreuses) , nous verrons s'ils refleurissent chez eux de la même façon cette année.
Affaire à suivre...
05 mai 2009
Le jardin est plein de promesses en ce moment
Une petite visite générale, pour voir que tout pousse bien ici, en cette saison, les choses évoluent très vite.
Premier arrêt, le massif de plein soleil devant la maison, les vivaces installées progressivement depuis trois ans s'étoffent bien, les iris et les pavots d'Orient sont en boutons, pour patienter, quelques taches de couleurs sont apportées par les myosotis, corbeille d'or à l'avant-plan et les bleuets (Centaurea montana) et ancolies bleues.
Les élégantes hampes florales des ancolies qui émergent d'un fouillis de knauties, que j'ai laissées se ressemer en masse et qui ne sont encore qu'en boutons:
une zone un peu dégarnie au milieu, mais si on regarde de près, on y voit les verveines de Buenos Aires qui redémarrent et des semis spontanés de cosmos et belles de nuit:
A l'arrière, un Eremurus planté à l'automne, prépare sa fleur, suspens, de quelle couleur sera-t-elle ? Blanche, orange ou jaune ? Ma Maman m'a trouvé le bulbe, sorte de grosse araignée, en jardinerie vendu en vrac fraîchement arraché et d'un calibre impressionnant, c'est mieux qu'en sachet, mais ce n'était pas étiqueté précisément.
continuons la visite et prenons des nouvelles des pivoines, si vous comparez avec là et là, elles ont bien poussé et les boutons se préparent:
Enfin, arrêtons-nousarrêtons-nous sur ce massif de mi-ombre, mais qui bénéficie quand même de plusieurs heures de soleil par jour, les myosotis à leur apogée donnent cet effet flou et champêtre que personnellement j'aime bien. Les fleurs vert anis de l'euphorbe du fond répondent aux belles pousses vert tendre du buis à l'avant. Une ancolie hybride rose relève le tout.
Pour finir, regardons ce que donne le cerisier cette année, l'année dernière, il n'y avait pas une cerise:
A suivre...
02 mai 2009
Des fleurs à l'ombre
Voici une petite scène en ce moment dans le coin le plus ombragé du jardin, côté nord-ouest d'une haie et sous le sureau (juste un peu de soleil en fin d'après-midi), mais depuis quelques années, je m'applique à trouver des plantes qui s'y plaisent et même qui y fleurissent. En ce moment, ail des ours et myosotis (appelé Forget-me-not chez les anglais, c'est joli, non ?). Les myosotis se ressèment spontanément d'année en année et je les garde là où ça me plait et j'arrache là où c'est en trop. Ils peuvent fleurir même à mi-ombre. De la menthe et de la mélisse s'y plaisent et y fleurissent plus tard. J'ai essayé d'y mettre une primevère du Japon, nous verrons si elle s'installe, ça n'est pas l'exubérance pour le moment...
A bientôt pour d'autres floraisons dans ce coin d'ombre.





































